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Préparer un tour du monde

Préparer un tour du monde: un vrai challenge.

L’idée de faire un tour du monde nous est venue de façon assez naturelle. Nous savions que nous voulions quitter la Norvège pour vivre quelque chose de nouveau, et en même temps nous ne souhaitions pas retourner en France.

Nous avions alors deux certitudes: notre volonté de rester à l’étranger et notre soif de découvertes.

Bien sûr nous aurions pu choisir de trouver un travail à l’étranger, dans notre domaine d’expertise, mais le tour du monde était le moyen le plus pertinent de combiner toutes nos envies. D’un côté cela nous permettrait de visiter plusieurs pays (et qui sait, de trouver notre petit coin de paradis??), et d’un autre côté nous aurions la chance de travailler dans différents domaines et d’accumuler sur une courte période de nombreuses connaissances.

Mais préparer un tour du monde c’est transformer ses idées et ses rêves en un projet concret. Et cela n’est pas chose facile… à vrai dire, la préparation d’un tour du monde peut être un véritable challenge.

L’itinéraire

1.Où partir?

L’un des premiers challenges dans notre cas a été de se décider sur notre itinéraire. Où partir? Combien de pays visiter? Combien de temps rester? Quels modes de transport  utiliser? etc…

Si nous devions aujourd’hui regarder la première ébauche de notre projet, nous avons garder seulement 20% des pays qui étaient sur notre liste. Lisez  ici notre article sur notre itinéraire pour connaitre les destinations que nous avons finalement choisies. 

Alors que s’est-il passé?

Nous avons eu le temps de mûrir notre projet.

D’abord en nous demandant ce que nous souhaitions voir et faire dans chaque pays. Par exemple la Nouvelle-Zélande figurait sur notre liste de départ. Mais après nous être renseignés, nous avons appris que pour effectuer des missions de Wwoofing, HelpX ou Workaway il fallait un permis de travail. Malheureusement impossible d’obtenir ce sésame lorsqu’on a plus de 30 ans, et c’est le cas d’Arthur. Nous aurions donc du visiter la Nouvelle-Zélande en tant que touristes puisque nous n’aurions pas eu la possibilité de travailler. Cela allait en contradiction avec notre projet: travailler dans chaque pays que nous visiterons pour apprendre, gagner en compétences et en connaissances. Préparer un tour du monde, c’est aussi faire des choix: nous avons donc décidé de ne pas aller en Nouvelle-Zélande.

2. Changement de programme

Autre endroit qui ne figure plus sur notre liste ? La Nouvelle Calédonie.

Et oui, un tour du monde ca peut aussi être l’occaion de visiter ces lieux ‘lune de miel’ qu’on ne s’imagine pouvoir voir que si un jour on se marie. Après tout la tentation est forte et il est simple de se dire ‘Ohhh on ne passe pas trop loin, pourquoi ne pas y aller ?!’. Et c’est un peu ce qui nous est arrivé (enfin surtout à moi :P). Voyant que nous souhaitions tous les deux aller en Océanie et que la Nouvelle Calédonie se situe à ‘seulement’ 2000 km de Sydney, j’ai convaincu Arthur de rajouter l’archipel sur notre liste. Il n’y figura pas longtemps, et ce pour deux raisons.

La 1ere, le budget. On reviendra plus longuement sur ce sujet dans un paragraphe suivant, mais il est vrai que les prix des billets d’avion pour rejoindre l’archipel depuis l’Australie nous semblaient beaucoup trop élevés. La 2ème raison pour laquelle nous n’irons pas à Nouméa (sniff) : pas beaucoup de missions disponibles. La nouvelle Caledonie est un petit territoire et les opportunites pour faire des missions type Wwoof, Workaway ou HelpX sont assez limitées malheureusement. Or, même problème qu’avec la Nouvellle-Zélande, nous ne voulons pas avoir simplement la ‘casquette de touristes’. La Nouvelle-Caledonie, ca sera donc pour une autre fois. 

De toute facon, nous n’aurions peut être pas eu le temps d’y aller…

Le temps

1. Tic tac, tic tac, tic tac… 

L’horloge tourne, et elle tourne vite! La décision de sauter le pas et de faire un tour du monde a été prise en avril. Avant cela nous en discutions comme ça, sans être trop certains de la faisabilité de ce projet fou. Et puis, nous nous sommes décidés. Ma mission en Norvège se terminait en août, je n’avais donc plus de raison de rester dans ce pays, alors pourquoi ne pas enchainer et partir dès septembre? Arthur était d’accord. Nous avions fait notre choix: notre tour du monde commencerait mi-septembre.

Voila comment nous nous sommes retrouvés à devoir organiser un tour du monde en à peine 6 mois. Au départ je pensais que nous aurions laaaaaaaaaargement le temps de tout faire. C’était une erreur. A deux mois du depart il y a encore énormément de choses à faire : prendre l’assurance voyage, changer de banque, faire nos visas, acheter le materiel, faire nos vaccins, etc…  

2. S’y prendre en avance

C’est un peu le rush, surtout que nous devons aussi au passage déménager et rapatrier nos affaires en France. Avec le recul je pense que prevoir son tour du monde au moins un an à l’avance permet de se preparer sans stress. 

Mais le temps, n’a pas qu’un impact sur les preparatifs, il doit aussi être pris en compte pendant le projet. 

Nous allons voyager  pendant un peu moins d’un an, et contrairement à ce que l’on pourrait penser, une année c’est court, on ne peut pas tout faire. Par exemple à un moment nous prevoyions de visiter 16 pays. C’est beaucoup trop ! Pour réduire notre liste, nous avons simplement regardé quels pays avaient les missions qui nous interessaient le plus et sélectionner de cette façon. 

Une autre méthode pour sélectionner les endroits a été de regarder notre budget.

Le budget

1. Voyager… et travailler

Préparer un tour du monde, c’est aussi et surtout penser au budget. Certains peuvent partir avec moins de 10 000 euros, tandis que d’autres dépenseront 4 à 5 fois plus, voire davantage. Tout dépend de votre itinéraire et de votre façon de voyager. Allez-vous rester dans des hôtels ou dans des auberges de jeunesse? Mangerez-vous dans des restaurants tous les soirs ou préparer vos repas vous-mêmes? Prendrez-vous l’avion ou le bus? Bref les questions sont multiples, tout comme les réponses.

En privilégiant les expériences type Wwoof nous espérons faire des économies, sur le budget « logement et nourriture ». Et oui, le principe des missions de ce genre est qu’en échange du travail que nous effectuerons, nos hôtes nous offrirons le gîte et le couvert. Et lorsque nous ne trouverons pas de missions dans les villes que nous visiterons? Nous tenterons de faire du Couchsurfing ou nous irons en auberge de jeunesse.

2. Toute économie est bonne à prendre

En plus de cela nous allons essayer autant que possible de voyager en prenant le bus (souvent moins cher que l’avion), et dans les cas ou cela ne sera pas possible nous prendrons les vols peu chers. Ces vols sont souvent synonymes d’escales interminables mais nous prendrons le temps. Une économie sur le trajet signifie pour nous plus d’argent pour les sorties, les activités, etc. Ce n’est donc pas négligeable.

Concernant le matériel nous ne nous sommes pas encore décidés sur ce que nous allons prendre. Mais une chose est sûre: si nous devons acheter des affaires nous privilégierons le rapport qualité/prix et ne ferons que des achats utiles.

Mais voila, ce budget nous a fait prendre conscience que certaines destinations n’etaient pas envisageables pour cette fois. Par exemple Arthur souhaitait aller aux iles Galapagos. Pourquoi pas. Mais le coût élevé du billet d’avion et le détour que nous aurions du faire pour nous rendre en Equateur ont fini de nous convaincre qu’il serait trop compliqué d’aller sur là-bas. 

Enfin préparer un tour du monde c’est aussi se poser la question du « billet tour du monde »

Billet tour du monde

Et oui, nous n’y avons pas échappé. Lorsque l’on décide comme nous de voyager en avion pour relier certains pays il y a trois possibilités.

1. Les alliances

Les alliances sont des regroupements de plusieurs compagnies aériennes qui proposent des billets tour monde. Elles fixent leurs prix en fonction du nombre de miles parcouru ou en fonction du nombre de segments (pays visités).

En utilisant les sites de One World ou Star Alliance pour n’en citer que deux, nous avons vite vu qu’il ne serait pas simple d’obtenir un devis pour nos parcours. Avec l’un nous dépassions largement le nombre de miles (toutes les alliances n’ont pa forcément des vols directs dans chaque, or toutes les escales rajoutent des miles), et avec l’autre nous dépassions largement le nombre de segments (même problème que pour les miles).

En modifiant considérablement nos itinéraires et parfois nos dates de voyage, nous sommes parvenus à obtenir des devis. Mais au final les prix étaient trop élevés, et nous ne souhaitions pas faire de trop grandes concessions sur notre itinéraire.

2. Les agences

Nous avons contacté deux agences: Travel Nation (agence anglaise) et ZipWorld (agence française). Dans les deux cas nous avons rempli un formulaire sur internet pour indiquer notre itinéraire, dates et budget.

Nous n’avons pas eu de retour  de Travel Nation, et avons donc poursuivi les échanges avec Zip World.

En regardant leur site nous avions déjà remarqué une chose: un seul de leurs itinéraires « pré-fabriqués » comprenait l’Afrique, le plus cher. Or nous souhaitons aller en Afrique du Sud et en Tanzanie pendant notre tour du monde. Nous savions donc que le devis n’allait sans doute pas nous convenir, et ce fut le cas. Leur devis pour notre itinéraire était 1,5 à 2 fois plus cher que si nous devions prendre les billets nous mêmes. Et cela n’est pas étonnant. Pour un Paris-Moscou ils nous indiquaient que nous devrions payer 300 euros chacun! Visiblement, l’alliance avec laquelle ils travaillent n’a pas de ligne directe Paris-Moscou.

3. Prendre ses billets au fur et à mesure

Vous comprenez qu’après nos échanges avec Zip World, nous avons fait le choix de prendre nos billets au fur et à mesure. En ne voyageant que sur les grandes lignes aériennes et en essayant de rester en dehors de période de vacances/fêtes nous espérons pouvoir faire des économies, tout en gardant l’itinéraire dont nous rêvons.

Nous essayerons également de voyager par bus ou train lorsque cela est possible. Pour visiter la Russie, la Mongolie et la Chine, nous allons prendre le transmongolien. Nous n’achèterons nos billets qu’une fois sur place, méthode moins coûteuse que s’y l’on devait passer par une agence en France.

Et puis l’un des avantages du ‘billet au fur et à mesure’ c’est qu’on a une réelle liberté. On peut changer son itinéraire, décider de rester plus ou moins longtemps dans un pays.  Bref on a le choix, et dans le cadre d’un tour du monde c’est important!

 

Conclusion

Préparer un tour du monde, réel challenge ou pas?

Préparer un tour du monde peut se révéler être un vrai casse-tête, d’ailleurs nos n’avons pas fini nos préparatifs. Mais au final ce challenge est surmontable si l’on se pose les bonnes questions, si l’on connait ses priorités et les axes sur lesquels on est capable de faire des concessions. En fait un tour du monde ce n’est que de l’organisation, une fois qu’on a cela,  tout est beaucoup plus simple.

 

 

Vous avez des questions? Vous voulez partager avec nous votre expérience? N’hésitez pas à nous laisser un commentaire 😉

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